Étudier, enseigner ou faire des recherches à l’Université de Yaoundé II, c’est participer à un vaste projet social et scientifique, auquel nous ne cessons d’associer nos divers partenaires nationaux et étrangers.
En tant qu’université de sciences sociales, nous nous sommes donnés pour mission stratégique d’être une ingénierie des connaissances et des services. Être un pôle d’élaboration, de modélisation et d’expérimentation des savoirs mis au service de la société, produire les agents du changement structurel de la société, tel est l’enjeu constant pour notre institution. Au demeurant, les domaines de spécialisation de l’université de Yaoundé II (droit, sciences politiques, économie, gestion, information-communication, relations internationales, démographie), par leur ancrage dans le domaine du tertiaire, consacrent cette mission d’ingénierie des connaissances et des services.
Nous sommes une communauté de près de 40 000 personnes, de nationalités, tribus, communautés linguistiques et classes sociales très diversifiées. À cet égard, l’université de Yaoundé II ne peut pas se contenter d’être un lieu de production des connaissances et des savoirs. Elle se donne cette autre mission d’être, pour l’ensemble de ses composantes sociales, une véritable agence de socialisation. Pour cela, la gouvernance sociale repose sur un principe cardinal qui sert en même temps de ligne directrice des actions dans ce domaine : le « vivre ensemble différent ». Vivre ensemble dans la différence, c’est donner place au dialogue social et à la solidarité au campus, dans le respect des droits et des devoirs de chacun.
Enfin, pour assurer chaque jour davantage le meilleur cadre de vie et de travail possible aux acteurs de l’université, deux axes constituent les préoccupations majeures de l’institution quant à cette question : l’innovation technologique et le développement des infrastructures matérielles. Pour la première, il s’agit de nous arrimer à la modernité en matière d’enseignement supérieur, en mettant à l’œuvre les technologies éducatives, qu’elles concernent la formation ou la gestion académique des étudiants. Pour le second, il s’agit de répondre à la forte demande dont l’université fait l’objet ; ainsi, en quatre ans, nous avons presque doublé nos capacités d’accueil et entendons aller plus loin. Parce que la qualité de la formation passe également par là.
Alors, bienvenue !
Professeur Jean Tabi Manga
Recteur de l’université de Yaoundé II